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Vu du Gard #8

Vu du Gard #8

Gard Mag n°97 et n°98 - Juin et Juillet 2013

publié le mardi 2 juillet 2013


- Rédaction en chef : Radio Escapades
- Reportages : Radio Système, Radio 16, Raje, Delta FM

- Au sommaire de cette édition :

Cocorico pour le bio à la ferme

300 visiteurs sont venus découvrir l’élevage de la famille Bravo, à Beauvoisin, lors de l’opération “Le Gard de ferme en ferme”, malgré une pluie battante. C’est que le site et les méthodes impressionnent : 9 cabanes mobiles en bois, du fait maison, installées sur 12 parcours de 500 m2 où s’épanouissent les volailles, libres d’aller et de venir. Quand les hautes herbes ont disparu, les cabanes et leurs petits hôtes se déplacent vers un terrain plus accueillant. Mais revenons quelques jours plus tôt : les poussins de 1 à 15 jours ont grandi dans une poussinière à 30°, avant d’intégrer une pièce de transition entre le chaud et l’extérieur, jusqu’à leur 30e jour. Les hangars sentent bon, l’hygiène est préservée car le sol, couvert de balles de riz, ne fermente pas. Un ingénieux système d’abreuvoirs évite de mouiller la litière. « La qualité commence tout petit », commente Nicolas, cuisinier pâtissier de formation, qui a repris l’entreprise paternelle avec sa sœur Céline. Les volailles nourries au blé, au maïs, aux petits pois, au soja et au sorgho ne sont pas abattues avant 90 jours – plutôt 120, et au-delà de 150 jours pour les chapons et les dindes (quand la norme est de 81 jours pour le poulet industriel). Seul abattoir de volailles labellisé bio en Languedoc-Roussillon, Bravo « travaille aussi dans l’esprit circuit court, avec des céréales bio locales ». Ils vendent directement de la ferme aux particuliers, mais participent aussi aux Amap1 de Nîmes jusqu’à Istres, et aux 7 « ruche qui dit oui2 » du secteur. Labellisées Militant du Goût, les volailles d’excellence Bravo intéressent les chefs étoilés, les chambres d’hôtes haut de gamme comme la cuisine centrale de Vauvert, depuis juin. Les prix restent très attractifs sans les marges des intermédiaires, et le bouche à oreille fonctionne bien. Les 9 000 clients de l’entreprise sont à 80 % gardois. Bravo peut encore se développer : fournissant actuellement 7 000 volailles bio par an, il pourrait augmenter sa production jusqu’à 12 000, en préservant ce caractère artisanal auquel la famille comme les clients restent attachés.

Contact : 100 Grand Chemin, Beauvoisin, tél. 04 66 01 97 21, www.elevagebravo.com

Méjannes-le-Clap : des loisirs grandeur nature

3 000 hectares de garrigue en bordure des gorges de la Cèze, un dépaysement garanti à une heure de Nîmes… L’Espace Gard Découvertes, centre départemental d’activités et de loisirs, accueille essentiellement des groupes, mais s’ouvre aussi aux familles. Se détendre, s’amuser, faire du sport, manger bio : tout un programme en images, en senteurs et en saveurs.

« On est parti sous la grisaille et on arrive sous un soleil de plomb ! » se réjouit Eric, du Club VTT de Pommiers, venu entraîner une dizaine de pré-ados au trophée régional. En cette fin avril, le dépaysement est complet : « La végétation est toute sèche, ça change ! » témoigne un jeune garçon, dont les éraflures aux genoux n’ont pas entamé l’enthousiasme. « On s’est même baigné hier dans la Cèze : elle était bonne », renchérit un autre. Avant la baignade, le programme a été rude : à 7h, parcours de santé à jeun, puis petit déjeuner, séances thématiques le matin, et trial aux cascades du Sautadet l’après-midi, avant de se détendre au ping-pong ou au baby-foot le soir. « On peut mêler le tourisme au vélo. Le cadre est très tranquille. On est dans un écrin de nature, confirme le moniteur. En plus, l’hébergement est très confortable. »

Eliane Cros, monitrice d’orientation, apprend à des adolescents à se déplacer avec une carte. Willy s’exclame : « Je déteste la randonnée, mais j’adore la course d’orientation ! » Par groupes, ils vont essayer de retrouver les balises signalées sur la carte : efficace pour développer le sens de l’orientation, l’anticipation et l’autonomie. Le terrain se prête aussi au cross-country : rappelons que Méjannes-le-Clap a accueilli les Championnats de France il y a trois ans.

François, conseiller technique départemental de tennis du Gard, a investi le site en 1987. Il organise pendant les vacances scolaires des stages alliant tennis intensif et sports de nature. Plus de 300 enfants licenciés issus des clubs de toute la région (40 par semaine l’été, une quinzaine à Pâques) s’adonnent à leur passion favorite.

Dans la ferme pédagogique de Valérie Moreau, la truie Peggy vient de mettre bas une portée de huit petits « marcachons » (le géniteur est un sanglier), pour le plus grand plaisir des enfants du centre de loisirs de Ganges. Marine, Beverly, Brian, Stacy et Steven sont déjà devenus familiers d’animaux qu’ils n’avaient pourtant jamais vus de près : « La chèvre Clochette adore les caresses. Et venez voir Pépita, c’est une brebis qui s’est cassé une patte ». Après une chasse aux œufs d’oie et de poule, les enfants ont donné le biberon aux petites chèvres le matin et ont caressé les cochons d’Inde à poils longs. Ils ne s’en lassent pas, mais ont appris qu’il ne faut pas toucher les lapereaux qui viennent de naître, sous peine de mettre la vie des petits animaux en danger.

Les enquêtes de satisfaction révèlent les multiples atouts du site pour le public : la diversité des activités (ici : le centre équestre, qui organise des stages de tous niveaux) et la grande capacité d’accueil (339 lits), la possibilité de tout trouver sur place, la sécurisation du lieu (un centre du SDIS y est même implanté) et le professionnalisme des intervenants.
Nouveauté sportive : des cours d’aquabike et d’aquagym dans la piscine aquaforme qui ouvre le 22 juin. Et réédition ludique : le 4e festival latino-américain de danses, le samedi 20 juillet.

Des carottes bio en entrée, un sauté de veau aux olives et au quinoa avec des courgettes bio locales… Un menu tout en saveurs, qui n’oublie pas d’être copieux pour compenser les dépenses énergétiques. William Toulouse, conseiller général délégué au sport, profite de cette pause pour observer qu’ « avec 12 000 visiteurs accueillis par an, le centre départemental peut difficilement se développer davantage – sauf à se diversifier. Il faudrait s’adapter pour être en mesure de recevoir un public de personnes handicapées et de séniors, mais aussi d’entreprises en séminaire, pour lesquels nos modes d’hébergement ne sont pas adaptés. Nous avons d’ailleurs un projet de chalets-motels de 32 chambres. » « Au début, les équipements performants avaient été conçus pour capter une clientèle sportive. Aujourd’hui, nous devons évoluer vers le tout-public. Les 3/5e de nos visiteurs sont gardois, et 90 % de notre public va de la maternelle à l’adolescence, confirme Yann Josselin, directeur de la structure. Pour les scolaires, nous sommes concepteurs de projets clés en main, grâce à nos moniteurs, tous diplômés d’Etat. Notre équipe compte 22 agents, complétée par autant de saisonniers recrutés à proximité. Nous fonctionnons en régie autonome depuis dix ans, avec un budget de 2,2 M € dont une dotation du Département de 580 000 €. Notre objectif est de tendre vers l’équilibre financier. » « Nous avons à notre disposition un bel outil, qui a un effet d’entraînement réel sur l’économie locale », conclut l’élu.

Centre départemental d’activités et de loisirs, Méjannes-le-Clap,
tél. 04 66 60 29 30, site www.gard-decouvertes.fr

Lives au Pont : les Before en rampe de lancement

Le 11 juillet, au Pont du Gard, Benoît Bastide – zoB’ de son nom de scène – ouvrira le bal. Slam et gouaille, en prélude au festival Lives au Pont*, un before de trois quarts d’heure, sur la grande scène, devant plusieurs milliers de spectateurs. Mise en bouche reconduite le lendemain (même lieu, même heure), avec le concert du guitariste néo-nîmois d’origine allemande Mathis Haug. « Cette année, le Département a souhaité s’associer au Festival en programmant deux artistes gardois. La sélection s’est faite en cohérence avec les choix artistiques de Lives au Pont et la couleur musicale des soirées des 11 et 12 juillet, hip et pop électro », explique Hervé Hubidos, directeur artistique du Pont du Gard. Mathis Haug et zoB’ sont davantage que des talents émergents. Ces deux étoiles montantes sont des musiciens qui savent tenir une scène. » Habitué à l’intimité des petites salles, Benoît Bastide aime prendre à partie le public et voit dans cette invitation au Pont du Gard, un nouveau défi. « La proximité n’est pas la même, bien sûr. Comme au Printemps de Bourges ou aux Francofolies de la Rochelle, ce genre de concert brille un peu plus, mais, d’une scène à l’autre, je joue toujours avec l’ambition de proposer au public un instant spectaculaire et interactif ». Sa prestation, précèdera celles des rappeurs de ´1995´, des Marseillais d’ ´IAM´ ou encore de la jeune new-yorkaise Azealia Banks, auteur d’un single qui a créé le buzz l’an passé.

A noter : Le Département sera également présent sur le festival avec un stand et des animations de sensibilisation et de prévention sur les thématiques « Amour et sexualité » et « Ensemble, agissons contre le
bruit ! »

Pratique : programmation sur www.pontdugard.fr – transports sur www.edgard.transport.fr

Un air de Faust…ine

Un clip malin et coquin, People ordonnance, un air mutin de poupée menue : quand la jeune Faustine virevolte dans sa robe à pois, toutes les têtes tournent. Ses textes ? Joliment écrits, malicieux, de la belle ouvrage, fait main. L’empreinte est familiale : son père lui a écrit Paris plage, qui révèle les tiraillements entre un amour qu’on laisse et une autre vie ailleurs. Originaire de Montagnac, la jeune femme est justement “montée à Paris” dès ses 18 ans pour une formation professionnelle en chant, théâtre et danse, ainsi que pour faire le Conservatoire d’Art dramatique du 9e. Elle a aussi obtenu une licence de lettres modernes à la Sorbonne, ce qui explique sans doute les chansons ciselées et sensibles qu’elle écrit elle-même, comme Le spleen du dimanche soir, où elle raconte les moments de doutes, quand lumière éteinte, on écoute, seule dans son petit studio, ses idoles. Influencée par Barbara et Maxime Le Forestier autant que par Benjamin Biolay, L (Raphaële Lannadère), M (Mathieu Chédid) ou Alex Beaupain, elle aime la chanson française à textes mais se laisse volontiers influencer par la pop anglaise, le rock et le jazz. La jeune comédienne-chanteuse-danseuse, dont le nom de famille est Pont, aime surtout les passerelles entre les arts, « quand la musique se glisse dans une scène de théâtre ou que la danse s’immisce au cinéma… »
Sa passion est née très tôt : Faustine a fait le Conservatoire de Nîmes, en taisant son rêve – non pas de devenir célèbre, mais juste de vivre de son art – sauf à ses très proches : un frère réalisateur, auteur de son clip (réalisé à Nîmes et Montagnac), une sœur qui s’est fait maquilleuse-coiffeuse-décoratrice pour sa benjamine, des amis qui sont aussi sa famille de cœur et enfin des parents qui croient en elle. Ils ne sont pas les seuls : après une tournée des bars parisiens (Le Chat noir, L’Abracadabar, Au soleil de la Butte, La Marquise…), Faustine est montée sur sa première scène de concert, dans la salle du Sentier des Halles, le 12 avril dernier, devant plus de cent personnes. « L’expérience était magique », se remémore la jeune femme. Présente à la Petite Fadette, à Nîmes, le 11 juillet et à Avignon le week-end suivant, elle a, à 23 ans, à la fois la tête dans les étoiles et les pieds sur terre : « A Avignon, on prend des contacts, on se charge d’énergie et d’émotion, on teste des chansons avec les musiciens comme la violoncelliste Coline Infante, mon amie d’enfance… » Son répertoire est, à ce jour riche de dix-sept chansons, à découvrir sur internet. Autodérision mêlée de vrai talent : dans l’esprit d’un Julien Doré (avec qui, d’ailleurs, elle aimerait travailler), elle séduit par une voix tantôt puissante, tantôt fragile, et par un univers original et bien contemporain où s’entendent les préoccupations d’une jeune femme d’aujourd’hui, passionnée.

Chansons à écouter sur le site Noomiz, clip sur YouTube ou Noomiz (www.noomiz.com/faustinepont)

- Ecoutez le magazine en ligne :

Voir en ligne : Conseil Général du Gard

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