-
Accueil > Libre écoute > Dans vos départements : > Vu du Gard > Vu du Gard #3
Vu du Gard #3

Vu du Gard #3

GardMag n° 91 - Septembre 2012

publié le lundi 17 septembre 2012

- Rédaction en chef : Radio Grille Ouverte
- Productions de sujets : Radio Système, Alliance + et Radio Grille Ouverte


au sommaire de cette émission :

- Bio : en remontant la filière

« En venant au bio, il y a dix ans, je suis retourné à mon vrai métier de paysan », explique Jean-Louis Poulon, à Vers-Pont du Gard. « Traiter les cultures me prenait beaucoup de temps. A présent, je peux pleinement me concentrer sur l’observation des plantations. Et je me sens beaucoup plus décontracté.

Enfin, les soucis ne sont plus les mêmes… », ajoute l’exploitant dans un sourire. Ses soixante hectares de terrain sont dédiés à la vigne, à la lentille, au pois chiche, au tournesol, au chanvre bientôt… Et, bien sûr, au blé – celui du Raspaillou – le pain 100% bio gardois créé en 2008.

Président de l’association Bio Céréa’Gard, Jean-Louis Poulon a assisté à la montée en puissance du produit. Surtout, à la tête d’un groupement de 17 agriculteurs, il a contribué à la structuration de la filière bio gardoise. Avec le soutien du Département, à travers le plan d’actions bio engagé en 2008 et l’appui technique du Civam Bio du Gard, la production de blé tendre a bondi – jusqu’à atteindre
300 tonnes en 2012.
Le 6 juillet dernier, recevant Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture, Damien Alary soulignait l’exemplarité de la démarche, « témoin d’une agriculture durable, raisonnée qui assure aux Gardois une alimentation de qualité et préserve les milieux naturels. »

Pour une agriculture durable

Forte de ce succès, l’association Bio Céréa’ Gard se transforme à la fin du mois en coopérative. « Le changement de statut, explique Grégoire Bouchez, chargé de mission grandes cultures au Civam Bio, permettra aux agriculteurs du groupement d’investir dans le matériel : équipement de tri, de pesage, de stockage, mis en commun par les exploitants. Ce statut permet de commercialiser des quantités importantes et favorise également une nécessaire diversification des cultures. »
Le principe est ancien, mais il vaut toujours : sur une même parcelle, la rotation des cultures assure la fertilité des terres… et la qualité du blé. Ainsi, après la céréale, l’ensemencement en lentille enrichit le sol en azote. Pois chiche et céréales rustiques (seigle, orge) préparent ensuite le retour au blé.
Avec une production de treize hectares de lentilles et quinze de pois chiche, Bio Céréa’ Gard a anticipé cette évolution. La France est déficitaire en légumineuses bio. De nouveaux marchés sont à explorer. Le Civam Bio du Gard l’a bien compris, qui étudie aujourd’hui la commercialisation de fourrage (luzerne, sainfouin) vers la Lozère et l’Aveyron.

Chiffres de la filière bio dans le Gard

Céréales : 1385 hectares

Oléagineux : 122 ha

Légumes secs : 35 ha

Surfaces fourragères : 6533 ha

- Nelly Pulicani à la Comédie française

Retenez bien son nom : Nelly Pulicani, jeune comédienne de 23 ans venue de Saint-Christol-lez-Alès, fait partie des six lauréats retenus comme stagiaires à la Maison de Molière, la fameuse Comédie française – une aventure d’un an qui débute en septembre, mais aussi l’aboutissement de plusieurs années de formation.

Côté jardin, Nelly a en effet déjà un beau parcours. Sans rien préméditer, elle s’est laissée guider par son instinct, vers la danse d’abord, dès huit ans. Elle a participé à de nombreux concours de la Fédération française de danse, accédant au niveau national par équipe en 2004.

A 13 ans, elle assiste à une représentation au Théâtre de la Réplique et demande à intégrer les cours de Jean-Noël Schwingrouber. Sa première prestation ? Un rôle dans un sketch des Inconnus, sur la scène de la Maison pour Tous. S’ensuivent deux années de formation au Conservatoire de Montpellier, menées de front avec des études à la fac : « Faire des statistiques était si horrible que ça a renforcé ma vocation, même si le métier de comédien est réputé difficile… »

Reçue à l’ENSATT* de Lyon, elle y passe trois ans : « On nous donne des outils, pour apprendre à utiliser son corps et sa voix sans s’abîmer. » Finalement, c’est en présentant une scène de Feydeau, lors de l’audition ouverte aux sortants des écoles nationales de théâtre, qu’elle a pu pénétrer le prestigieux Théâtre français – dont on connaît bien quelques sociétaires : Denis Podalydès, Guillaume Gallienne…

Fraîcheur et humilité

Côté cour, la célébrité n’intéresse pas la discrète Nelly : « Juste le travail. J’aime les
actrices d’apparence fragile, qui cachent une formidable puissance intérieure. » Venue à Valréas jouer un solo d’André Benedetto avec les élèves de sa promotion de l’ENSATT, elle a fait un détour par Avignon pour prendre le pouls du festival : « Je suis plus critique qu’avant, je remarque et j’apprécie mieux le jeu des comédiens » avant de commenter joliment : « Retourner vers le Sud, c’est retourner vers l’accent ».

Son programme de rentrée ? Du théâtre mais aussi des cours théoriques de droit, d’anglais, d’histoire de l’art, des visites de musées et l’opportunité de participer à des représentations.

Elle sait déjà qu’elle sera La Violette, laquais de Dom Juan. Un petit rôle ? « Dans le métier, il y a toujours à apprendre. Les sociétaires travaillent très intensément. Ce sera un bonheur de les côtoyer. »

(*) École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre, l’une des 11 écoles nationales supérieures d’art dramatique.

Le saviez-vous ?
L’expression côté cour et côté jardin est née à la Comédie française : en 1771, la troupe s’installe dans la salle des machines du Jardin des Tuileries qui donne d’un côté sur la cour du bâtiment, de l’autre sur le jardin.

Écoutez-le magazine :

http://franclr.fr/CG30/03.mp3

03
http://franclr.fr/CG30/03.mp3

Voir en ligne : Conseil Général du GARD

Répondre à cet article


FRANCLR | publié sous licence Creative Commons by-nc-nd 2.0 fr
Espace Privé | généré dynamiquement par SPIP & Blog'n Glop.