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Vu du Gard #2

Vu du Gard #2

GardMag n° 90 - Juillet/Août 2012

publié le lundi 16 juillet 2012

- Rédaction en chef : Raje
- Productions de sujets : Delta FM, Radio Escapades, Radio Système et Raje


au sommaire de cette émission :

- Au Grau du Roi, la SNSM sur le pont

Intervention et secours : les missions des 330 stations françaises de la SNSM* restent inchangées depuis sa création au début du 20e siècle. A Port-Camargue, l’un des tout premiers ports de plaisance européen, l’association reconnue d’utilité publique effectue 80 sorties en mer chaque année. Imprudences des plaisanciers, pannes, avaries, mauvaise évaluation des conditions météo… la vingtaine de sauveteurs bénévoles ne chôme pas. « Si l’été consacre l’essentiel des sorties en mer, l’hiver donne lieu à des interventions bien plus délicates, explique André Danet, président de la station de sauvetage. Pour faire face, il devenait urgent de s’équiper d’un canot de sauvetage, complémentaire de la vedette Sainte-Sarah. » C’est désormais chose faite. Au pied de la capitainerie du port de plaisance, un zodiac dernier cri est amarré.

Inauguré en mai dernier, en présence de Jean Denat, vice-président du Conseil général en charge des infrastructures et des transports, « ce canot est un outil d’intervention de premier ordre, cofinancé par le Département à hauteur de 18 000 euros. » Pour les détails techniques, l’embarcation mesure 7 mètres. Elle peut accueillir trois sauveteurs. Ses deux moteurs de 115 chevaux assurent des interventions rapides… de l’ordre de 7 minutes en moyenne. « Les secours sont optimisés. Pour autant, note André Danet, rien ne remplace la prudence ». L’hiver, la SNSM concentre son action sur la prévention : intervention dans les écoles, dans les associations nautiques. L’été, elle collabore au plus près avec les pompiers, la brigade nautique de la gendarmerie, la douane. Et dispense aux plaisanciers quelques conseils de simple bon sens : vérifier l’état de son embarcation avant de partir en mer, rester attentif à la météo – souvent capricieuse dans le Golfe du Lion – et adapter les sorties aux capacités du bateau comme du navigateur. Malgré la vogue du kite-surf et la montée en puissance des activités nautiques, le nombre d’accidents est resté stable ces dernières années. Preuve de l’efficacité de la SNSM. 

* Société nationale de sauvetage en mer – Tél. 04 66 88 96 49

- Activités nautiques : embarqués en canoë

D’un parcours nautique de découverte, à fleur d’eau, des richesses du patrimoine camarguais à des parcours sportifs de haut niveau : le canoë-kayak n’en finit pas de se réinventer, pour attirer un large public, avec le soutien du Département.

Le Conseil général accompagne le Comité départemental de canoë-kayak pour le repérage des parcours et sites d’embarcation, notamment dans les espaces naturels sensibles comme celui de Méjannes-le-Clap ou la réserve naturelle de Sumène. L’objectif ? Proposer une offre équilibrée sur tout le territoire et proche des équipements scolaires. Une originalité : les « parcours vitrines », à proximité d’un collège, qui permettent l’interprétation et la découverte des milieux naturels.
IT.

Gard pleine nature : un label pour respirer.

Un projet de parcours nautique de découverte, à l’initiative du Club de canoë-kayak du Grau-du-Roi est ainsi mis en œuvre par la communauté de communes Terre de Camargue. Ce site sera inscrit au PDESI* du Gard comme parcours vitrine du canoë kayak, avant que ce genre d’initiatives ne se généralise dans les gorges du Gardon et de la Cèze où la pratique du canoë-kayak est très importante. Elles répondent aux exigences du label départemental “Gard pleine nature” qui offre des sites de pratique sécurisés, supports de découverte des milieux naturels.

(*) Plan départemental des Espaces, Sites et Itinéraires

- Rivières : bienfaits pour tous

Toutes les rivières gardoises sont classées espaces naturels sensibles. Le Département, qui en a la charge, peut ainsi garantir que les berges restent accessibles à tous, gratuitement. Pique-niques, VTT, descentes en canoë… : tous les plaisirs sont permis. Encore faut-il que l’environnement soit de qualité. Le Conseil général intervient ainsi pour la qualité des eaux de baignade. Il participe aux études financées par les collectivités, avec le soutien de l’Agence de l’eau. L’enjeu ? Prévenir les risques sanitaires, anticiper les problèmes de pollution, prévoir les travaux nécessaires et mettre en place une meilleure information du public. Dans son inventaire des zones humides, le Département répertorie les ripisylves, forêts riveraines d’un cours d’eau, composée d’essences variées (saules, aulnes, peupliers, frênes, érables, chênes…) et dont la fonction écologique est reconnue : amélioration de la qualité des eaux grâce aux racines qui jouent le rôle de filtres, et diversification des habitats aquatiques pour la faune qui y trouve nourriture et abri.

D’autres initiatives permettent de recréer du milieu naturel là où il a disparu. C’est le cas du plan de gestion durable du Gardon en aval d’Alès, porté par le SMAGE des Gardons. Étienne Retailleau, chargé de cette mission, détaille le projet : « Nous nous portons acquéreurs des terrains riverains afin de restaurer un milieu naturel de qualité en créant un corridor végétal de 10 km – ce qui permettra en outre de réduire l’impact des crues sur 700 ha de terres cultivées, et de favoriser le traitement naturel des eaux. » Lutter contre les inondations : une préoccupation constante de ce syndicat, qui a mis aussi en place le dispositif Alabri.
Enfin, pour promouvoir les activités récréatives, le Conseil général a le projet de réhabiliter le site de la Chaumière, en aval du Pont Saint-Nicolas (dans les gorges du Gardon), qui sera un point de mise à l’eau, où chacun pourra venir avec son propre canoë.

Unesco pour les gorges du Gardon ?

Le massif et les gorges du Gardon pourraient prochainement recevoir le label « Réserve de biosphère » de l’Unesco. Ce projet, porté par le syndicat mixte, est aujourd’hui soutenu par le Conseil général. Le territoire, qui concerne 27 communes, abrite déjà plusieurs pépites : la rivière et les gorges du Gardon, le Pont du Gard (déjà classé patrimoine mondial de l’Unesco), des espèces rares, un patrimoine naturel et paysager remarquable. Réponse début 2014. Renseignements sur www.gorgesdugardon.fr .

- Le Gard au fil des canaux

Découvrir le Gard sous un autre jour, c’est aussi profiter des voies navigables du département. 200 km de canaux jalonnés par une douzaine de ports : Saint-Étienne des Sorts, Roquemaure, Villeneuve-lez-Avignon et Vallabrègues sur le Rhône ; Fourques sur le Petit Rhône ; Beaucaire, Bellegarde, Saint Gilles, Gallician, Aigues-Mortes, le Grau-du-Roi – Port Camargue sur le canal de Camargue. Du Rhône à Sète, ce dernier donne l’occasion de découvrir Saint-Gilles et son abbatiale inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Par-delà le plateau des Costières, on rejoint Gallician, condensé de Camargue au cœur des marais du Charnier et du Scamandre. Puis Aigues-Mortes avec son enceinte fortifiée et le Grau-du Roi, paradis des pêcheurs, ceux des étangs et ceux de pleine mer. Pour naviguer, pas besoin d’avoir le pied marin. Emprunter les canaux, c’est partir au fil de l’eau et les solutions proposées par les professionnels du tourisme s’adaptent à toutes les envies, de la location d’un bateau de plaisance, aux croisières organisées et promenades commentées. A noter enfin, la plupart des embarcations bénéficie du label Tourisme et Handicap.
Contact : Comité départemental du tourisme - tél. 04 66 36 96 30 - www.tourismegard.com

- Un ruban bleu, du Rhône à Sète

Le canal du Rhône à Sète comme trait d’union entre l’arrière-pays gardois et la côte méditerranéenne ? C’était un rêve, il y a quelques années ; ce sera une réalité demain.
En 2017-2018, grâce au projet « Ports en réseau », le Grau-du-Roi sera en effet relié à Beaucaire, Beaucaire aux Saintes-Maries-de-la Mer, en suivant le canal. De Port Camargue, leader pour la plaisance en Europe, et du Grau-du-Roi, on remontera ainsi vers Beaucaire, en traversant la Camargue et en longeant la réserve naturelle du Scamandre. Les haltes nautiques s’associeront entre elles, mieux équipées pour la plaisance, capables d’accueillir davantage de plaisanciers qui pourront ensuite emprunter la Véloroute Via Rhôna, sur les bords du canal. Puis, grâce au réseau Edgard, visiter les villages alentour.

A l’origine du projet, un constat : en France, la plaisance joue un rôle économique grandissant et les ports manquent de places pour accueillir les bateaux. Autour des huit communes* concernées et avec le soutien du Département, "Ports en réseau" mise sur la création de 1590 nouvelles places, promet 16 emplois directs, 158 emplois induits et le développement de filières de formation dédiées à la plaisance. L’objectif : favoriser un tourisme durable, organisé autour des déplacements doux. Une perspective pas si lointaine, et le début d’une longue histoire.
* Beaucaire, Bellegarde, Fourques, Saint-Gilles, Vauvert/Gallician, Saint-Laurent d’Aigouze, Aigues-Mortes, Grau-du-Roi/Port-Camargue.

Écoutez-le magazine :

http://franclr.fr/CG30/02.mp3

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Voir en ligne : Conseil Général du GARD

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