-
Accueil > Libre écoute > Dans vos départements : > Vu du Gard > Vu du Gard #16
Vu du Gard #16

Vu du Gard #16

publié le mercredi 19 novembre 2014


- Rédaction en chef : Alliance +
- Reportages : Raje, Radio 16, Radio Sommières, Radio Système

- Au sommaire de cette édition :

Pont du Gard : un concours photo très classe(s)
Un sujet de Raje

Pour le 30e anniversaire de son inscription au Patrimoine mondial de l’humanité, le Pont du Gard lance un concours photo pour les élèves gardois : collégiens de tous les établissements, mais aussi classes de CM1 et CM2 des 44 écoles primaires du Pays Uzège-Pont du Gard. Le thème ? Le Patrimoine mondial, pour faire découvrir ce label porteur de valeurs de transmission, de partage, de culture et d’éducation. Une occasion aussi, pour les enfants, de travailler sur le média photographique et d’être sensibilisés aux enjeux liés à l’utilisation des images. Une grande liberté d’interprétation (réaliste, humoristique, poétique…) et de choix techniques (noir et blanc, couleur, photomontage, effets visuels…) leur est laissée.

Le jury, composé de personnalités du monde de la culture, récompensera deux photographies, une dans la catégorie CM1-CM2-6e, une autre dans la catégorie 5e-4e-3e. Des prix seront également décernés aux établissements lauréats.
Et, pour que tout le monde en profite, les photos seront présentées lors d’une exposition temporaire sur le site, partie intégrante du programme officiel de la célébration du trentenaire. Date limite de dépôt des dossiers de candidature : le 27 février 2015.

Arcadie : le bio près de chez vous
Un sujet de Radio 16

Cook, l’Herbier de France… les deux marques sont bien connues, et, dans l’univers du bio, elles font même figure de référence. Ce que l’on sait moins : plantes médicinales et aromatiques, épices, arômes et légumes déshydratés sont produits et commercialisés à Méjannes-les-Alès où l’entreprise Arcadie s’est installée en 2005. « Aujourd’hui, le marché du bio est très dynamique. Avec un taux de croissance de l’ordre de 15% par an, il devenait indispensable de s’agrandir », explique Bernard Kimmel, dirigeant de la société. C’est désormais chose faite : en présence de Gérard G arossino, conseiller général délégué à l’équipement rural, l’entreprise inaugurait ses nouveaux locaux le 26 septembre dernier, avec un soutien du Département de 220 000 €. Avec un bâtiment de stockage agrandi, un espace de magasinage et de transformation étendu, repensé, la création d’un atelier de broyage d’épice et de conditionnement dédié aux matières premières et l’extension de l’espace dédié à l’administration, Arcadie voit grand.

Aujourd’hui déployée sur 5700 m², l’entreprise reste fidèle au modèle solidaire qui est le sien depuis 1985, année de sa création. Elle assure à ses 60 salariés équité des salaires, rémunération supérieure au SMIC, épargne salariale et l’accès à une micro-crèche d’entreprise. Créée en novembre 2012, "Cardamômes" est ouverte à tous les enfants du Grand Alès, signe d’un enracinement local fort. « Depuis 2006, Arcadie a choisi de s’approvisionner en plantes aromatiques de production locale, explique Bernard Kimmel. Aux côtés de l’entreprise Cogelmma, avec le soutien du Civam bio du Gard, une quarantaine hectares de plantes sèches, répartis entre le Gard et l’Hérault, ont été plantés. » A Saint-Etienne de l’Olm, Arcadie a acquis 15 hectares, pour disposer d’une ferme expérimentale. Sur la même commune, un bâtiment de 600 m² abrite toutes les machines et installations pour traiter les plantes après la récolte : séchage, abattage, tri. Avec un objectif : encourager la structuration d’une filière de thym bio dans le Département.

A Cannes-et-Clairan, le mobilier d’intérieur se fait un nom
Un sujet de Radio Sommieres

Didier Chaudaureille est créateur de meubles à Cannes-et-Clairan. Didier Chaudoreille, lui, est menuisier à Carnas. Leurs femmes sont cousines. Jusqu’à peu, les deux hommes ne s’étaient jamais rencontrés. Aujourd’hui, ils travaillent ensemble et partagent davantage qu’une homonymie : un atelier où se fabriquent tables, guéridons et mobilier domestique. Le designer explique : « L’aventure a commencé il y a deux ans, lorsque, ma femme et moi avons vendu notre restaurant de Lunel ». Une bonne adresse, réputée pour la qualité de sa cuisine, plus gastronomique que familiale.

En 2012, Didier et sa femme Annick cèdent l’établissement et s’installent dans le Gard, « près de la famille ». De la table à cuisine à la table à dessin, il n’y a qu’un pas et Didier Chaudaureille se lance dans le design. Des meubles modernes, aux lignes épurées qui osent l’alliage du bois, du métal et des couleurs. Il faudra une année pour passer à la production, qui a valeur de test. Des croquis jetés sur le papier au mobilier d’intérieur, solide et fonctionnel, le passage demande des compétences de menuiserie, de chaudronnerie. « C’est alors que je me suis entouré de Didier Chaudoreille, restaurateur, ébéniste, et Michel Paradis, chaudronnier à Nîmes. » « L’assemblage des meubles est délicat, reconnaît le menuisier. Nous travaillons sur des matériaux très différents : le chêne massif, le métal, le verre aussi. Tout se fait au jour le jour. Didier vient avec ses idées ; nous échangeons ; trouvons, si nécessaire, des compromis – un mois de travail pour parvenir au produit fini. »

La qualité est au rendez-vous. Un mobilier qui sort de l’ordinaire, et qui, bientôt, pourrait bien trouver sa place dans les allées des magasins de meubles. Décorateurs et architectes d’intérieur sont séduits. Reste à démarcher les quelques grandes enseignes, tournées vers le haut-de-gamme. Ce travail-là est la prochaine étape, reconnaît Didier Chaudaureille, qui entend ne pas brûler les étapes. Pour l’heure, le créateur de Cannes-et-Clairan dessine, expérimente et esquisse patiemment les plans du succès à venir.

L’expo de Ouf : pour fous de Street Art
Un sujet de Radio Système

Du 6 au 28 septembre dernier, l’art urbain a envahi les rues de Nîmes. « Une invasion comme un acte citoyen, une action de revalorisation et de dynamisation du quartier Gambetta, en lien avec les habitants », explique Cédric Crouzy, président de l’association Bullshit, organisatrice de la 3e édition de L’Expo de Ouf.

Un immeuble de 600 m², propriété d’Un Toit pour Tous, a été mis à disposition des artistes. Sur la façade, une fresque d’exception créée par le duo d’artistes Sismik et Azot. Sismik vit et travaille à Toulouse. Azot, lui, vit dans le Cher, à Sancerre, mais c’est à Toulouse qu’il a perfectionné son style et fait ses premières armes.

Une exposition collective exceptionnelle avec la participation de 60 artistes. Parmi eux, le graffeur parisien Bault. Sa marque de fabrique : un style spécial, une véritable patte et de drôles de créatures sorties tout droit de son imagination.

Autour de trois sites, le Spot, rue Enclos Rey, la Casbah, rue Fléchier, et l’Aquarium, rue de la Madeleine, le parcours a mêlé graffiti, peintures, collages, installations. Ont également été programmés compétitions de danse, performances, défilés de mode, ateliers, concerts. Ici, l’œuvre de Supocaos, co-fondateur du collectif La Ruche. Son travail fait partie des murs de la ville de Nîmes : plusieurs structures colorées cachent une infinité de détails à dénicher.

L’Insecte tire de son travail des influences et des bases techniques du graffiti "old school", qui vise à dérouter les règles de la typographie. On pourra prochainement apprécier son travail dans les murs du Spot. Au cœur du quartier Gambetta, l’immeuble, aujourd’hui en travaux, est devenu le camp de base de l’association Bullshit. "Le Spot" héberge une douzaine de structures : associations, artistes freelance, peintre, musicien, l’entreprise ATM2, spécialisée dans les énergies renouvelables. Lieu d’exposition et de concerts dédié aux cultures urbaines et alternatives, "Le Spot" proposera d’ici la fin de l’année une salle de concert refaite à neuf.

Après la frénésie des deux dernières "Expos de Ouf" (en avril et septembre 2013), l’événement, soutenu par le Conseil général, a trouvé sa vitesse de croisière – à toute allure. Pour cette troisième édition, Idys a présenté des sculptures faites de tissus cousus, une nouvelle démarche artistique dans la lignée des travaux de la jeune femme, qui utilise les collages, le papercut, la craie, la linogravure, le spray, le posca…

Les modes d’expression sont divers, mais le principe et la philosophie de l’art urbain est très simple. Loin de tout élitisme, créer des œuvres facilement accessibles. Entre lieux officiels et œuvres sauvages, le passant traîne l’œil, reste attentif tout au long du parcours. Exemple avec Dire 132 qui a débuté dans le milieu du graffiti en 1989. Passionné très jeune par le dessin, l’artiste se rapproche ensuite du street art par diverses séries de collages.

Ecoutez le magazine en ligne :

Vu du Gard n°16

16
http://www.franclr.fr/CG30/16.mp3

Répondre à cet article


FRANCLR | publié sous licence Creative Commons by-nc-nd 2.0 fr
Espace Privé | généré dynamiquement par SPIP & Blog'n Glop.