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Vu du Gard #14

Vu du Gard #14

publié le mardi 29 juillet 2014


- Rédaction en chef : Radio Escapades
- Reportages : Delta FM, Radio Grille Ouverte, Alliance +, Radio Système

- Au sommaire de cette édition :

Pont du Gard : soirées à la belle étoile
Un sujet de Delta FM

“Spectacle à vivre”, comme le définit Christophe Berthonneau, directeur artistique du Groupe F, “Mirages” prend la suite du dernier spectacle du groupe, le “Magicien d’Eau”, présenté lors des Fééries du Pont, dans un tout autre style. Si le Pont du Gard reste au coeur du dispositif scénique, “il s’agit d’habiter l’endroit. De petits groupes réunis, à la tombée de la nuit, pour une contemplation nocturne, intime et exclusive”. “Mirages” est une partition, 27 minutes de vidéo monumentale sur une musique signée de l’artiste Scott Gibbon, compositeur américain venu de Chicago. Faussement didactique, la première partie du spectacle revient sur la construction du Pont. Loin d’un exposé chronologique, on y découvre l’édifice construit, reconstruit, dégradé au Moyen Âge. Irrévérencieux, le deuxième temps de la vidéo joue avec des images et représentations historiques, oniriques, du Monument classé au Patrimoine Mondial par l’Unesco en 1985.

Un écran de cinéma géant

Un Pont sous toutes les couleurs : pont déstructuré, routier, mur de Berlin, forêt de bambous… “Mirage est une oeuvre de poésie. L’objectif : faire naître des sourires de ravissement dans le public. Le spectacle est populaire et pourtant très référencé.” L’écran de ce cinéma géant s’ouvre à deux reprises dans la soirée, à 22h30 et 23h30. La mise en lumière du Pont prend ensuite le relais. Une large palette de couleurs anime l’édifice de mouvements qui soulignent les perspectives et détails de son architecture : piles, arches, avant-becs, corniches, consoles… L’éclairage est cette année signé par Guillaume Sarrouy.

En première partie de soirée, les guinguettes, organisées chaque vendredi, à l’heure de l’apéritif, mêlent danse, musique, une première partie festive qui vient dans la foulée des rendez-vous à la rivière, donnés en journée.

Les soirées à la belle étoile : les guinguettes (le 25 juillet, les 1er, 8 et 15 août), la mise en lumière du pont (jusqu’au 14 septembre), le spectacle “Mirages” (jusqu’au 17 août)
Renseignements : 04 66 37 50 99 et www.pontdugard.fr

Une question de mémoire
Un sujet de Radio Grille Ouverte

À l’origine, une longue pièce chorégraphique : Mon nom-une place pour monument aux morts, portée par la compagnie x-sud et créée en 2010 au festival Uzès danse. À l’origine surtout, la Grande guerre, traumatisme qui invite, à l’occasion de son centenaire, à nous interroger sur la place de nos morts, sur les rituels et cérémonies, notre rapport à l’histoire et nos représentations collectives.

“Mon nom des habitants” est le prolongement de la pièce, toujours avec le partenariat du Centre de développement chorégraphique (CDC) Uzès danse, organisateur du festival : Laurent Pichaud, chorégraphe nîmois à l’initiative du projet, propose une immersion au long cours – cinq années, 2014-2018 – dans deux villes ou villages gardois par an. Il en appelle aux élus, associations et citoyens qui ont envie de participer à cette expérience inédite, frappé par un constat réalisé lors de la présentation de sa pièce en milieu rural : « Les maires sont parfois démunis face à la désertion des cérémonies du souvenir – flagrante chez les jeunes. Ils se sentent responsables de ces questions mémorielles et patrimoniales, mais n’ont pas les moyens d’agir. En tant qu’artistes, on peut leur proposer des idées. »

Car Laurent Pichaud est un artiste multicarte : né en 1971, chorégraphe et interprète, il est aussi titulaire d’un DEA d’histoire de l’art sur “La mémoire de la Shoah à travers l’art contemporain” – des préoccupations historiques anciennes, donc, qu’il veut partager en impliquant des associations d’anciens combattants, des maisons de retraite, des écoles, des bibliothèques etc. « Nous avons des monuments aux morts dans tous les villages. S’y intéresser, c’est s’interroger sur ce qui est commun à tous, sur ce lieu commun. »

Au temps de travail avec les habitants succédera un temps de performance dans l’espace public. « Je n’arriverai pas avec un produit tout fait, au contraire : je le construirai en tenant compte des questionnements de la population locale, et nous inventerons des objets artistiques qui pourront s’insérer dans les cérémonies, nous créerons du lien intergénérationnel, nous proposerons de la vidéo, du mailing art (envoi de courrier en lien avec la mémoire des communes – et des villes jumelées avec elles), des publications dans les journaux municipaux... » In fine, dix localités auront été traversées, dix territoires imaginaires tissés, un maillage géographique et symbolique créé. Le Département soutiendra une résidence d’artiste dans un collège.

Contacts :
Direction artistique : X-sud, Laurent Pichaud, tél. 06 24 15 18 35
Coordination : CDC Uzès danse, tél. 04 66 22 51 51
http://monnomdeshabitants.blogspot.fr/

L’association "Graine de fourmis"
Un sujet de Alliance +

C’est un petit hameau, perché au-dessus du village d’Arphy, bordé par un sentier de grande randonnée, sur le chemin de Compostelle. Pratcoustal compte une dizaine de fermes, quelques clèdes et granges, un lavoir, une école – signes de temps meilleurs. L’exode rural est passé par là, et, sans l’intervention de l’association Graines de fourmis, le village serait tombé à l’abandon. Mais aujourd’hui, les murs de pierre sèche sont remontés, les fermes trouvent une seconde jeunesse, les jardins sont défrichés. Chevilles ouvrières de cette réhabilitation, Sarah Boulieu et Laurent Gibert ont posé là leurs valises, en 2012, et rendu le lieu à sa vocation agricole. Leur projet d’éco-ferme leur a valu d’être élus ambassadeurs de l’Unesco sur la thématique agro-pastorale par la communauté des communes du Pays Viganais. Il a également séduit la mairie d’Arphy. Une adhésion concrétisée par la signature avec la commune d’un bail emphytéotique de 50 ans. “Graine de fourmis (une cinquantaine d’adhérents) a pour objectif de faire revivre le patrimoine, préserver l’esprit du lieu, renouer avec sa vocation agricole, tout en demeurant fidèle aux savoir-faire des anciens”, explique Sarah Boulieu. Conférences, portes ouvertes, découverte des activités de la ferme, transformation des produits du jardin, cuisson du pain dans un four traditionnel : les animations fourmillent et séduisent les visiteurs, qui trouvent là matière à un retour aux sources.

“La biodiversité est la raison d’être du projet, note Laurent Gibert. Nous fabriquons nos ruches. Notre eau est celle des sources. Dans les jardins, les cultures sont associées, ce qui limite les risques de maladie. Leur rotation évite l’appauvrissement des sols. Nos déchets sont valorisés.”

Et pour pousser plus loin encore la logique (écologique), Graine de fourmis a créé une école rucher – ce troisième rucher recensé dans le Gard lui a d’ailleurs valu le soutien du Département. L’association prévoit maintenant la plantation de jardins pédagogique et aromatique, d’un verger de variétés anciennes, la mise sur pied d’un laboratoire d’aromathérapie, la construction d’une serre. En septembre prochain, Graine de fourmis sollicitera enfin le label éco-école, délivré par la Fondation pour l’Éducation à l’Environnement en Europe.

Des projets à foison – une démarche cohérente, soutenue par le Département, qui, à travers son Plan Bio, a fait une priorité du soutien à l’agriculture biologique.

Contact : association Graine de Fourmis, Hameau de Pratcoustal, Arphy
www.grainedefourmis.com - Tél. 09 52 08 91 34 et 06 52 13 40 13

Un procès reconstitué par des collégiens de Vauvert
Un sujet de Radio Système

Lucas, Pierre et Leïla sont jugés en correctionnelle pour avoir, respectivement, agressé sexuellement une mineure de moins de 15 ans, ne pas lui avoir porté assistance et avoir diffusé des photos de la soirée sur Internet.

Une fiction ? Plutôt une histoire vraie, à laquelle ont donné corps des élèves de 4e du collège La Vallée Verte à Vauvert, reconstituant le procès au tribunal de grande instance de Nîmes avec beaucoup de passion et de conviction.

Ecoutez le magazine en ligne :

Vu du Gard n°14

14
http://www.franclr.fr/CG30/14.mp3

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