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Vu du Gard #13

Vu du Gard #13

publié le lundi 30 juin 2014


- Rédaction en chef : Delta FM
- Reportages : Radio Grille Ouverte, Alliance +, Radio Sommières, Raje

- Au sommaire de cette édition :

Cévennes Caravanes : le camping-car clés en main
Un sujet de Radio Grille Ouverte

C’était une mode ; c’est aujourd’hui devenu un mode de vie. Au tournant des années 80, les premiers camping-cars font leur apparition. Rapidement, ils remplacent les traditionnelles caravanes. « Le véritable boom a eu lieu en 1998-1999, avec l’avènement des 35 heures, se souvient Norbert Bouchet, responsable commercial de Cévennes Caravanes, société basée à Cardet, près de Ners. Le véhicule qu’on sortait du garage une fois l’an est progressivement devenu un lieu de vie avec lequel on part en longs week-ends et en congés. La clientèle s’est diversifiée, les usages aussi. Chaque année, nous vendons ainsi une vingtaine de caravanes et surtout 200 camping-cars », des occasions à 20 000 euros aux véritables palaces roulants où le confort ne connaît pas de limite. Exposés sur 300 m² dans le show-room de l’établissement, certains d’entre eux embarquent même dans leur soute un véhicule léger.

Parmi les clients de Cévennes Caravanes, le chanteur Daniel Guichard s’est l’an dernier doté d’un "paquebot de la route" pour partir en tournée. Autre adepte, Robert Leydet se définit comme un itinérant professionnel. Le relieur d’art et compositeur est toujours resté fidèle à l’entreprise gardoise, créée il y a 50 ans par les frères Pigeyre et gérée aujourd’hui par les filles et le gendre des fondateurs. Cévennes Caravanes a vu passer « plusieurs générations de touristes transportant tels des escargots motorisés un domicile mobile, une résidence secondaire sur deux roues », note Robert Leydet. Dans le marché du camping-car, « l’entreprise a su trouver ses différences. Si elle compte aujourd’hui 14 personnes, c’est qu’elle a très tôt misé sur une diversification de son activité », ajoute Norbert Bouchet. Car, au-delà de la vente et de la location, Cévennes Caravanes assure l’entretien des véhicules et dispense une courte formation aux futurs conducteurs. « Les modèles sont de plus en plus sophistiqués et les réparations complexes. La réactivité est la force de nos ateliers qui, sur 1600 m², assurent le SAV et l’équipement des camping-cars, à la demande », note Norbert Bouchet, lui-même camping-cariste. Cévennes Caravanes, plus qu’une société leader régional dans son domaine, une histoire de famille, une affaire de passionnés.

Remarquables et remarqués : les jardins de Saint-André
Un sujet de Alliance +

« Il faut cultiver notre jardin », écrivait Voltaire – métaphore prise au pied de la lettre par la famille propriétaire du Fort Saint-André qui domine Villeneuve-lez-Avignon. Le jardin de l’Abbaye, plein de poésie et offrant une vue unique sur le Palais des papes d’Avignon, vient d’obtenir le label de Jardin remarquable. Créé en 2004 par le Ministère de la Culture et de la Communication, il est attribué pour cinq ans renouvelables aux parcs et jardins – 300 à ce jour – présentant un grand intérêt historique, esthétique ou botanique, doublé d’un entretien exemplaire, respectueux de l’environnement, et d’un accueil attentif du visiteur. Conditions toutes réunies dans ce lieu où rosiers anciens, glycines et pins centenaires se déploient entre les vestiges d’églises romanes et tombeaux du VIe siècle, et où les propriétaires prennent le temps d’expliquer le passé incroyable du site : d’abord ermitage de sainte Casarie (morte en 586), monastère bénédictin, puis abbaye royale au XIIIe siècle, à la tête de plus de deux cents prieurés.

Depuis 1947, les jardins de Saint-André sont d’ailleurs classés aux Monuments historiques, « grâce au remarquable travail de restauration d’Elsa Koeberlé et Génia Lioubow entre 1916 et 1950, rappelle Christine Viennet, céramiste dont la famille est l’actuelle propriétaire des lieux. Le label obtenu au printemps récompense surtout le travail accompli par Roseline Bacou, ancienne conservatrice au Louvre, qui a entièrement créé le jardin méditerranéen, mis à jour de nombreux vestiges et ouvert au public l’abbaye et ses jardins en 1990. »

À son décès en 2013, ses neveux et petits-neveux ont pris la relève et ouvert le site à l’art contemporain, à la musique et au théâtre. Du 3 au 23 juillet, c’est Villeneuve en Scène, festival soutenu par le Département, qui s’installera dans les jardins, avec le concert Welt.

S’il est vrai qu’un jardin reflète la personnalité des habitants, c’est bien la patience, l’amour et la générosité qui caractérisent ses gardiens, qui l’ont ouvert au plus grand nombre, près de 15 000 visiteurs annuels, quand il aurait pu être conservé à la manière d’un trésor, à l’abri des remparts.

Et la découverte ne s’arrête pas là… Remanié à la fin du XVIIe siècle par l’architecte du Roi, Pierre Mignard, le palais abbatial conserve d’élégantes salles voûtées et un escalier monumental. Les peintures murales d’Emile Bernard et de nombreuses collections, comme ces robes somptueuses de Paul Poiret, sont à découvrir lors de la visite guidée.

Voyage dans le temps et dépaysement garantis, à deux pas.

Abbaye Saint-André, Villeneuve-lez-Avignon, tél. 04 90 25 55 95
Chroniques d’une bataille aux frontières, jusqu’au 31 juillet : Pascal François expose ses sculptures sous les voûtes des jardins et dans le musée lapidaire
Récital avec piano de la soprano japonaise Naoko Matsui, le 27 juin
Welt, création de la compagnie Life is not a picnic tous les soirs à partir de 21h, du 3 au 23 juillet
Nuits d’été, soirée littéraire et musicale, le 21 août, sur réservation

Loisirs en mode 2.0
Un sujet de Radio Sommières

Francky Almon est forain. En 2009, il a créé Magic Land Circus, un parc d’attractions familial d’1,2 hectare aux couleurs du cirque, à Bernis. Chacun peut emmener son pique-nique et y passer la journée, pour une somme modeste, avec un accès illimité aux diverses activités. « En cherchant à me référencer sur internet, j’ai découvert le site “Dehors les Petits” qui venait de se créer lui aussi. J’ai fait partie des premiers inscrits… » Sarah Esteve, fondatrice du site, le confirme : « Je voulais faire découvrir les initiatives locales de gens passionnés comme Francky, qui fournissent un service de qualité et de proximité aux familles. » Start up hébergée par un incubateur de l’agglomération de Montpellier, “Dehors les Petits” a commencé… petit : « Au début, ce n’était qu’un blog. Quand je suis devenue maman, j’ai eu envie de faire découvrir la terre entière à mon petit bout. J’ai naturellement cherché des activités près de chez moi, puis rassemblé de l’info et créé ce blog pour partager ce que je trouvais. Or, cette année-là, en 2009, les activités pour enfants ont connu un véritable boom : cours d’anglais, de pâtisserie… Mon blog ne suffisait plus à traiter l’info. »

Résultat : aujourd’hui, le site offre 1 800 fiches d’activités dans la région, émanant d’associations, d’entreprises, de collectivités… Elles sont classées par thématique, âge, gratuité ou non, intérieur ou extérieur. « Le concept est basé sur une communauté de parents qui nous informent. Si un lieu ferme ou ouvre, j’en suis aussitôt informée ! Nous sommes connus d’une famille sur deux en Languedoc-Roussillon et fonctionnons en mode 2.0 : on découvre une activité expérimentée par une maman qui donne ses conseils et astuces. » Et à l’avenir ? « Nous intégrerons une fonctionnalité de rencontres entre parents. Curieusement, on va plus facilement les uns vers les autres de manière dématérialisée. Les familles peuvent se fixer rendez-vous sur le net, se retrouver sur place et faire connaissance voire développer une entraide, pour les gardes d’enfants par exemple. » Dans sa partie magazine, le site mêle d’ailleurs tests d’activités effectués par les parents et articles écrits par des professionnels – comme celui d’un sophrologue pour enfants. Les jeux concours organisés toute l’année permettent également d’animer le site. Nul doute, “Dehors les petits” deviendra grand…

www.dehorslespetits.fr

Chrome et nostalgie au musée du deux-roues
Un sujet de Raje

Vigneron produisant un Côte du Rhône sans sulfites, Claude Reynaud est aussi collectionneur de deux-roues depuis cinquante ans. Au château du Bosc, à Domazan, il a décidé d’ouvrir au
public sa collection – « la deuxième au monde par sa qualité, avec même une pièce classée aux Monuments historiques », précise celui qui n’hésite pas à se rendre à Chicago, par exemple, pour acquérir une moto Henderson Speciale.
Mais revenons près de deux siècles plus tôt, quand fut inventée la draisienne, en 1817 : machine à marcher, sans pédale, qui doit son nom à l’Allemand Drais, elle permettait d’atteindre un équilibre… mais seulement en descente. Plusieurs salles du château abritent de magnifiques spécimens de draisiennes zoomorphes, en bois et en fer : têtes de chiens, de biches ou d’animaux mythologiques… difficiles à identifier mais impressionnantes.
Vient ensuite le vélocipède, avec ses pédales placées sur les roues avant, qui permet de tenir en équilibre de façon soutenue. Naît ainsi, de 1868 à 1870, l’industrie du deux-roues. On voit ensuite apparaître la suspension, la chaîne de changement de vitesse, la roue libre. En 1871, c’est un Français, Louis-Guillaume Perreaux, qui a l’idée d’équiper le vélocipède d’un moteur adapté, inspiré de la machine à vapeur. Parallèlement, pour aller plus vite en vélo, on augmente le diamètre de la roue avant : c’est l’invention du Grand Bi. Il faut parfois un système d’échasse pour monter en selle. « De 1870 à 1890, ce sont vingt ans d’erreurs technologiques », résume Claude Reynaud.

Au total, 120 machines sont exposées dans huit salles. Un régal pour les yeux qui se prolonge au-delà des fenêtres, dans le parc du château où sont exposées des sculptures de grands artistes – l’affaire, cette fois, de l’épouse de Claude Reynaud. Dernière surprise pour les petits : au grenier, un musée des enfants interactif. De quoi satisfaire toute la famille, qui peut pique-niquer sur place. Le château du Bosc fait partie du Club des Sites touristiques du Gard animé par la chambre de commerce et d’industrie de Nîmes, en partenariat notamment avec l’Agence de développement et de réservation touristique du Gard.
PF

Château de Bosc, 651 chemin du Bosc, RN 100 à Domazan, tél. 04 66 57 65 11, www.chateau-de-bosc.com
Accès : au rond-point de Domazan, ne pas prendre la direction du village mais poursuivre sur la RN 100 en direction d’Avignon, sur 1 km.

Ecoutez le magazine en ligne :

http://www.franclr.fr/CG30/13.mp3

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http://www.franclr.fr/CG30/13.mp3

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