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Vu du Gard #11

Vu du Gard #11

publié le lundi 23 décembre 2013


- Rédaction en chef : Radio Système
- Reportages : Raje, Radio Sommieres, Radio Escapades, Fuze

- Au sommaire de cette édition :

HBCN : le hand s’ouvre au handicap

A 23 ans, Norman Valency a déjà quelques titres à son palmarès. Atteint de trisomie 21, le jeune homme est un nageur accompli, champion de France espoir 2010 de 50 mètres dos. Il a derrière lui six années de pratique du tennis, à Caissargues, où vivent ses parents, Jean-Jacques et Laurence. Il est fan de Nicolas Karabatic (qui lui a dédicacé une photo), mais aussi des clubs de hand nîmois, HBCN et USAM, dont il suit les matchs. Aujourd’hui, avec l’ouverture d’une section hand adapté au Handball Cercle de Nîmes, Norman peut pleinement vivre sa passion et s’entraîner au Parnasse – comme ses idoles. « La salle omnisports est un outil magique », réagit Frédéric Doutremepuich, éducateur spécialisé à l’institut thérapeutique, éducatif et pédagogique (ITEP) Le Grezan, à Nîmes.

Depuis deux mois, à l’instar de Norman, une douzaine de jeunes de l’ITEP s’y rend chaque mardi, sous la direction de Guillaume Dupin, technicien du club en charge de la nouvelle section au HBCN. Des adolescents âgés de 13 et 15 ans, aux parcours compliqués, qui s’entraînent chaque mardi après-midi au contact des pensionnaires de l’ESAT nîmois Osaris. L’un des résidents, Bernard Fabiano a 52 ans. Doyen du groupe, il renoue avec une ancienne passion : « J’ai déjà fait du hand dans la Meuse. C’était il y a trente-cinq ans et j’étais gardien de but. Au début, on se demandait tous quelle forme allait prendre cet entraînement – maintenant on voit qu’il y a, au bout, un beau projet. » Ce projet, celui de créer une équipe de hand adapté compétitrice, il est encore un peu tôt pour y songer mais « la section est sur les rails, d’autres structures nous rejoindront à l’avenir et nous sommes fiers d’être l’un des seuls clubs professionnels en France à s’ouvrir au handicap adapté, note Bertrand Roux, président du HBCN. C’était la volonté du club de s’ouvrir au plus grand nombre et de diffuser les valeurs de notre sport ».

Des valeurs que Frédéric Doutremepuich, lui-même ancien handballeur et arbitre, connaît bien. « Le hand suppose la mixité, le partage, la différence, l’esprit d’équipe. En sport très codifié, il pose des règles et délimite un espace, celui du terrain. C’est un sport aux antipodes de l’individualisme et qui prône le respect. ». Un outil thérapeutique à part entière.

Contact :
HBCN, 09 71 26 01 39

Centenaire de 14-18 : la mémoire par le jeu

Le jeu de société débute avec une carte en main : celle de Sarajevo – où, il y a cent ans, était assassiné le prince héritier de l’empire austro-hongrois – point de départ de la première guerre mondiale. Il s’achève avec une autre carte : celle du 11 novembre, date de l’armistice signé à Rethondes.

Inventé par une classe de troisième professionnelle du lycée viganais André Chamson, sous la conduite de Frédéric Dupas, professeur de d’arts plastiques, et Frédéric Fesquet, enseignant en histoire, le divertissement se joue par groupe de quatre (et ses multiples). Sur le champ de bataille de la vieille Europe, la petite et la grande histoire se rejoignent. Les cartes, à disposer sur le plateau, sont pédagogiques, chacune marquée d’un texte qui souligne tel ou tel aspect du conflit : les grands hommes, les poilus, les tranchées mais aussi le rôle des femmes entre 1914 et 1918 – ou encore les fusillés pour l’exemple (pour refus d’obéissance, désertion, mutinerie…). Pour Frédéric Fesquet, « l’intérêt mémoriel est évident. En cette année de célébration du centenaire du conflit, les collégiens trouvent là une façon ludique de comprendre la Grande Guerre ». Venant après deux projets consacrés à la maçonnerie (en 2009), puis à la pâtisserie (en 2010), cette nouvelle réalisation fait également découvrir aux élèves un nouvel environnement professionnel : celui de l’édition. « En mai 2013, un groupe d’élèves a rencontré les imprimeurs qui ont réalisé un exemplaire du jeu. La semaine suivante, les modalités d’édition et de publication d’un produit leur ont été expliquées par le directeur du CDDP de l’Hérault », notent les enseignants viganais.

Distingué lors du 6e forum des enseignants innovants, en avril 2013 à Nantes, présenté en juin suivant à la Comédie du Livre de Montpellier, le jeu a été salué par les professionnels. Une réussite… qui ne demande qu’à essaimer : « Pourquoi ne pas imaginer jouer avec des collégiens et lycéens d’Allemagne, d’Italie ou d’Angleterre ? », suggère Frédéric Dupas. En attendant ce qui serait une consécration : la commercialisation du jeu.

SPA de Nîmes - Les chats libres

SPA : le refuge bien-être

Déménagement, allergies, perte d’emploi, divorce… Les raisons invoquées pour abandonner son chat ou son chien à la Société protectrice des animaux (S.P.A.) - souvent la veille de départs en vacances - ne manquent pas, mais le résultat est là : « Nous avons 90 chiens à soigner et à nourrir, alors que nous ne devrions en accueillir que 50. Certains jours où deux chiens sont adoptés, deux autres arrivent. C’est sans fin… », observe Claude Leblond, la présidente. Pas de quoi, en tout cas, entamer le moral de la vingtaine de bénévoles qui se relaient, chaque jour, pour des promenades dans la garrigue et les soins des animaux.

Léa et Loïc viennent en couple les mardi, jeudi et samedi après-midi : « Cela fait du bien au moral, car les animaux sont très reconnaissants. Et, quand on travaille à l’usine, sortir les chiens est une vraie bouffée d’oxygène. » Chaque bénévole apporte son savoir-faire. Isabelle est bricoleuse. Elle répare les niches et les enclos : « Je me sens utile. Les animaux me redonnent de l’énergie. Et puis on se fait des amis… » Les chiens disposent aussi de parcs pour s’ébattre, et de piscines l’été. Pour les portées de chatons parfois sommairement déposées par leurs propriétaires dans une caisse, la nuit, devant la grille du refuge, un parc à chats a été réalisé, grâce aux dons. « Car le coût des animaux est de 6000 à 8000 euros par mois, et ces dons nous sont plus que nécessaires…, confie Isabelle. Même les dons en nature : couvertures, croquettes et petits matelas sont les bienvenus en hiver. » La S.P.A. s’est installée dans les années soixante dans cet ancien verger offert par un généreux donateur. Depuis lors, les enclos ont été modernisés, l’accueil s’est amélioré mais les problèmes subsistent : « Nous recueillons beaucoup trop d’animaux victimes de maltraitance. Ils retrouvent ici la forme physique et l’affection, mais nous veillons aussi à ce que leurs adoptants soient fiables. Et nous ne voulons pas entendre parler de commerce d’animaux : les placements s’effectuent après remboursement des seuls frais de vaccination et d’identification », conclut Claude Leblond.

S.P.A. de Nîmes, route de Sauve, kilomètre 7, tél. 04 66 23 79 13 ou 04 66 88 45 00, refuge ouvert 7 jours sur 7, de 14h à 17h.

J’ai adopté Lili

Rémi, 16 ans, témoigne : « On a connu, grâce à un ami, l’association Les Chats libres qui confie les animaux abandonnés à des familles d’accueil. Il y a deux ans, on a adopté Dexter, tout petit et fragile. Il s’est transformé en grand chat au poil angora, calme et indépendant. Cette fois, j’ai eu un coup de cœur pour Bottine, chaton de sept semaines, tout juste vaccinée. Je l’ai repérée sur le site de l’association, très bien conçu : on découvre les photos et l’histoire des animaux, on connaît leur âge et leur tempérament. Hébergée chez Madame Forestier à Nîmes, après avoir perdu sa mère écrasée par une voiture, Bottine était vive, curieuse, bavarde et ronronnait dès qu’on la prenait dans les bras. Elle avait été sociabilisée par sa famille d’accueil, qui a aussi été en mesure de me donner son carnet de santé et des conseils, notamment sur son alimentation : toutes les garanties pour une adoption réussie… Joueuse, attachante et adorable, Bottine, que nous avons rebaptisée Lili, nous a tout de suite adoptés elle aussi. »

Contact : www.chatslibres.com
admin@chatslibres.com

Des “écolonomies” avec Ma tenue de soirée

« En 2012, pour fêter le Réveillon à Sauve, je n’avais rien à me mettre. Je suis allée sur internet pour trouver une boutique de location de vêtements : rien de plus près qu’à Montpellier. Mon idée est née de ce manque en milieu rural… », confie Magali Perrier, pétillante comptable qui a décidé, en juillet dernier, de créer sa propre activité.

Le concept ? Louer des habits de soirée de qualité et pas chers, « une prestation qu’on ne trouve d’ordinaire que dans les grandes villes » insiste Magali, pour qui le souci de faire vivre la ruralité n’est pas une expression creuse. Pour la création de son magasin à Sauve, elle a procédé à des échanges de services avec d’autres artisans. Et son époux, lui-même carreleur, lui a fabriqué un agréable show-room de 50 m2, où elle peut exposer ses quelque 130 robes de soirée longues et courtes, du 36 au 48, et sa soixantaine de bustiers, jupes et pantalons. Tous les costumes pour hommes sont de fabrication française. Les cabines d’essayage, d’ambiance cosy, sont accessibles aux personnes handicapées, tout comme les toilettes.

Et, comme Magali n’aime ni le gaspillage (« pourquoi investir dans des vêtements qu’on ne mettra qu’une fois ? ») ni les pollutions visuelles du paysage (« je ne veux pas multiplier les publicités écrites »), elle compte essentiellement, pour sa communication, sur internet : « Je me forme actuellement à la Chambre de Métiers du Gard pour créer mon propre site. J’ai pris cette décision à la suite d’une réunion d’information organisée par le Conseil général, sur le thème “Economie et communication dans le Gard”. » Pleine d’allant, elle envisage d’étendre la location à toutes sortes d’accessoires, pour l’instant réduits aux bijoux et à la bagagerie, de proposer de plus grandes tailles, des smokings et des queue-de-pie… Les vêtements sont également à la vente, au tiers de leur prix.

Sur rendez-vous, tél. 06 76 45 57 54, matenuedesoiree@yahoo.fr
25 chemin de la Trincaude à Sauve

Ecoutez le magazine en ligne :

http://www.franclr.fr/CG30/11.mp3

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http://www.franclr.fr/CG30/11.mp3

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