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Le CG34 s'apprête à supprimer les aides aux radios

Le CG34 s’apprête à supprimer les aides aux radios

publié le samedi 21 novembre 2009

Dans un courrier du 9 novembre adressé à la FRANC-LR et aux radios associatives de l’Hérault le Président du CG34 annonce que, face au projets du gouvernement, il s’apprête à supprimer les aides aux médias associatifs


Madame, Monsieur,

La situation économique et sociale de notre pays s’est beaucoup dégradée ces derniers mois : l’activité économique est tombée à un bas niveau, l’emploi s’est détérioré, tout comme les conditions de vie de nombre de nos concitoyens.

Cette crise profonde, vous êtes bien placés pour en mesurer les impacts chaque jour sur le terrain.
Par ailleurs, vous n’êtes pas sans savoir que l’État a engagé une « réforme » territoriale.

Sous le prétexte de simplifier l’organisation des collectivités, la volonté de réduire leur action et donc le service public local, au détriment de nos concitoyens, est évidente. Je veux vous alerter sur les conséquences d’un tel projet pour notre vivre-ensemble et sur les relations entre votre association et la collectivité que je préside.

Cette réforme comprend deux volets :

- Une réforme du financement des collectivités prévoyant dès 2010 la disparition de la taxe professionnelle (qui constitue la recette la plus importante et la plus dynamique du Conseil général, qui permet d’investir et ainsi de soutenir l’activité héraultaise) ;
- Une réforme sur l’organisation territoriale qui supprimera notamment la clause de compétence générale du Département, réduisant considérablement notre capacité d’action.

Aujourd’hui, le Conseil général soutient plus de 6.000 associations, dont la vôtre. Demain, la suppression de cette clause juridique l’obligera à cesser de soutenir des centaines de clubs sportifs, formations et organisations culturelles, médias associatifs, collectifs de bénévoles, projets citoyens ...

Par cette suppression, Région et Département se verront devenir de simples collectivités de missions alimentées par des dotations de l’État totalement aléatoires, sans aucune autonomie financière et politique au sens noble du terme. Cela m’apparaît très regrettable et je redoute d’énormes dégâts en terme de lien social.

D’ores et déjà, la crise touche directement le Conseil général. Il est l’un des premiers vers lequel se tournent nos concitoyens les plus fragilisés : nos dépenses sociales sont en forte progression du fait notamment de la brusque remontée du nombre de bénéficiaires du R.S.A.

Dans le même temps, nos recettes se dégradent en raison de la chute de certaines ressources importantes mais aussi de la non·compensation en ressources par l’État des charges qu’il nous a transférées.
A ce jour, cela représente 200 millions d’euros en moins sur le budget départemental.

Si la réforme territoriale était approuvée, nous serions contraints par la loi de supprimer complètement notre aide aux associations. Vous l’avez compris, ce risque est bien réel.

Il nous paraît essentiel d’offrir aux héraultaises et aux héraultais des conditions d’épanouissement collectif et nous considérons comme déterminante l’action des associations, des bénévoles et des professionnels de la solidarité. Pour toutes ces raisons, nous combattrons le projet de réforme engagé par l’État.

Je considère que la solidarité entre les hommes et les femmes, et entre les territoires, est non seulement une nécessité mais également la vocation naturelle du Département, et qu’elle est aujourd’hui gravement menacée par les projets gouvernementaux.

Je vous invite donc à vous exprimer sur ce point, au sein et à l’extérieur de votre association, et si tel est votre sentiment, à manifester votre mobilisation sur notre site internet www.herault.fr en signant notre pétition "Mon Département, j’y tiens".

Par ailleurs, au lendemain du Congrès des Maires à Paris, nous organisons le Samedi 21 novembre 2009, à 10 heures. à Montpellier, avec :

- Kléber Mesquida, Député·Maire, Premier Vice·président du Conseil général, Président de l’Association des Maires de l’Hérault
- Robert Tropéano, Sénateur·Maire, Vice·président du Conseil général
- Christian Silhac, Maire de Péret et Président de l’Association des Maires ruraux de l’Hérault
une marche de l’Arc de Triomphe à la Préfecture, avec le plus grand nombre d’élus possible de notre département. Si vous souhaitez vous joindre à nous, nous n’en serons que plus forts pour combattre ensemble ce projet de loi.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations les plus cordiales.

André Vezinhet,
Président du Conseil général de l’Hérault, Député

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