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La politique culturelle de la Région en 2011

La politique culturelle de la Région en 2011

Extrait de l’interview accordé au journal l’art-vue par Josiane Collerais, 2ème Vice-Présidente de la Région Languedoc-Roussillon Présidente de la Commission culture et patrimoine

publié le vendredi 18 février 2011

Rencontre avec Josianne Collerais qui, après plus de deux ans et demi de mandat et la confirmation d’un nouveau, montre le chemin à suivre avec
détermination et cette humanité qui accompagne son action.


Quel est le budget 2011 pour la culture ?

Il est presque de 40M€ (39,55 M€ précisément), soit une progression de 4,92 %. Cette augmentation, rare dans les collectivités françaises en cette période financière délicate pour l’ensemble des collectivités, s’explique par l’entrée de la Région au sein du Théâtre de l’Archipel de Perpignan, la consolidation de l’Agora Cité Internationale de la Danse à Montpellier, par le début des études sur le musée régional archéologique de Narbonne, l’extension du musée régional de Sérignan et le lancement du projet de réseau des sites patrimoniaux "chemins de l’histoire".

Ces nouveaux projets sont lancés sans aucune baisse sur les autres lignes. Nous restons donc de façon générale sur des budgets stables qui nous obligerons à faire des choix pour bien marquer nos nouvelles orientations sur ce deuxième mandat. Ces choix ne seront pas des choix de restrictions mais des choix d’affirmation d’une politique régionale que nous souhaitons maintenir et consolider, jusqu’à la fin du mandat...

Au regard du contexte politique, des réformes néfastes en cours qui privent les collectivités territoriales d’importants moyens financiers, je veux garder l’espoir que nous y arriverons, je me battrais pour celà.
Les budgets affectés à la culture dans les autres secteurs de la Région comme la formation (pour le programme régional de formation) ou l’éducation (pour le programme régional d’éducation artistique dans les lycées) sont aussi maintenus. Je pense que le budget culture et patrimoine sera très proche ou dépassera dès 2011, les 5 % du
budget global de la Région L.-R, ce qui était engagement de la campagne. Dans les autres Régions, il est en moyenne de 2,5 %. Je sais que certaines personnes pensent qu’il y a mieux à faire, je peux les comprendre, mais je veux les convaincre que « La culture n’est pas un luxe mais une nécessité ». Je m’indigne quand j’entends dire que la culture coûte cher ! Elle est vitale pourtant dans la construction individuelle de l’humain. De plus, même si tout ne doit pas être vu que sous ce prisme, elle est également un vecteur économique non négligeable et un réel symbole d’une dynamique locale et de l’attractivité de nos territoire. Je pense sincèrement que ce qui coûte cher, c’est l’absence de culture.

Quels sont les axes importants que vous souhaitez développer sur ce mandat ?

• Du travail ensemble au service des autres :

Nous aiderons les structures à valoriser leur travail à l’extérieur à travers des salons (livres, art plastiques, cinéma, spectacle vivant) en rapport avec leur activité. Nous tenons à ce que les acteurs culturels de cette région puissent exporter leur talent. Nous serons porteurs de messages pour favoriser le travail en commun, les réseaux quand ceux-ci ont pour objectifs d’apporter de meilleures conditions de travail pour les artistes vivant en région ou favorisent la circulation des œuvres partout et auprès de tous. C’est le sens des réseaux Hip-Hop et Jazz déjà crées. Des discussions sont en cours avec les diffuseurs des arts de la rue en région. Et la logique sera la même avec les sites patrimoniaux que nous inciterons à porter des projets collectifs et innovants de recherches de publics, de médiation, de commercialisation et d’échanges de savoirs- faire. Des chartes de déontologie professionnelle, élaborée avec les syndicats et les professionnels seront signées dans les secteurs du livre et du spectacle vivant. Cela témoigne de ce dialogue franc, honnête, régulier et constructif qui
s’est instauré entre la Région et le monde culturel. Dans ce travail là, la place des structures comme Languedoc-Roussillon Cinéma, Languedoc-Roussillon Livre et lecture, Réseau en Scène et Réseau Culturel est
essentielle. Ces structures marchent bien ont de bonnes équipes et je souhaite qu’elles poursuivent leur travail de l’ombre mais essentiel au succès d’une réelle politique culturelle qui privilégie le fond et le long terme !

Dans cet objectif, la relation à l’Etat et aux autres collectivités est primordiale. Nous avançons relativement unis avec la DRAC, conscients de nos points de convergences mais aussi de nos différences l’approches. Mais c’est une expérience riche que nous vivons. L’avenant
au CPER 2007-2013 que nous allons signer prochainement est un de ces symbole comme le COREPS, (commission des responsables et pro-
fessionnels du spectacle) qui est des rares à marcher en France et pour lequel en avril il sera organisé, au Théâtre des 13 vents, le troisième
colloque après ceux de 2007 et 2009 autour des thèmes du spectacle et du cinéma. Avec les départements, nous poursuivons nos relations car ils restent essentiels mais leur situation financière, indépendante de leur de volonté est telle que je crains que l’avenir immédiat du développement culturel ne se situe pas de ce côté là.

Par contre, je crois beaucoup, à l’extension des intercommunalités et à la place qu’elles doivent jouer dans le secteur de la culture et du patrimoine sur des territoires qui s’élargissent (l’évolution récente des Agglos de Perpignan et de Narbonne en sont de bons exemples). A elles, pour un grand nombre, de prendre conscience de l’importance de la culture pour le rayonnement de leur territoire, des artistes et des professionnels nécessaires pour la mettre en place. J’espère que cette
prise de compétence se fera de façon concertée avec les autres collectivités et notamment avec les villes centres car nous avons de plus en plus besoin de cohérence politique, d’optimiser les financements publics plutôt que saupoudrer, et de tous marcher ensemble. C’est cela qui doit être le sens premier du maintien de la clause de compétence partagée pour la culture si difficilement maintenue !

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