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Une journaliste française victime du système policier et judiciaire à l'île Maurice

Une journaliste française victime du système policier et judiciaire à l’île Maurice

jeudi 15 novembre 2012

Catherine Boudet, est née à la Réunion et habite depuis quelques années à l’île Maurice où elle est journaliste et politologue.

Elle a également publié trois recueils de poésie et son quatrième recueil doit être publié ces jours-ci. Elle était présente exceptionnellement au festival de poésie Voix Vives à Sète en juillet 2012 et a participé à un plateau radio animé par Radio Pays d’Hérault.

En délicatesse avec les autorités mauriciennes depuis près de 20 mois. Son père qui vit en en France vient de nous alerter sur sa situation. Elle est actuellement retenue à l’île Maurice dans le cadre d’une affaire judiciaire inique, un nouveau cas d’abus et de dysfonctionnement du système policier et du système judiciaire de
l’île Maurice dont sont, ou ont été, également victimes plusieurs ressortissants français dernièrement. Assignée à résidence dans l’île, elle est en attente d’un procès depuis plus de 20 mois maintenant, pour le simple motif d’accusation : « déclarations fausses et mensongères » (« false and malicious denunciation in writing »), pour lequel elle risque 1 an de prison. Elle se trouve privée de toute possibilité de ressource, sa carte de presse ainsi que son titre de séjour et son passeport viennent de lui être retirés par les autorités. La confiscation de
passeport sur une longue durée est, rappelons-le, une atteinte aux droits de l’homme, ainsi que le spécifie un arrêt de la Cour Européenne de Justice.
Son procès qui devait avoir lieu le 29 juin 2012 a été reporté au 10 septembre 2012 puis au 14 novembre 2012. Une nouvelle fois le procès a été reporté, cette fois-ci au 17 décembre 2012.

Elle sera donc dans l’impossibilité de recevoir le Grand Prix de poésie Joseph Delteil décernée par l’association Souffles des Écrivains Méditerranéens et de se rendre à la cérémonie de remise de son prix, le samedi 8 décembre prochain à Montpellier, du fait de cette situation.

Les violations des droits fondamentaux du justiciable sont toujours choquantes et inadmissibles, et prennent une signification particulière lorsqu’elles s’exercent à l’encontre d’un journaliste qui de ce fait se voit privé de la possibilité d’exercer son activité, comme c’est le cas pour Catherine Boudet.

Merci de relayer cette information

Robert MARTIN
Radio Pays d’Hérault

Reportage réalisé par RFO 1 sur la situation de Catherine Boudet

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4 Messages

  • J’espere qu’elle puisse retrouver sa liberte et son passeport et sa carte de presse et qu’elle puisse recevoir son prix. Je prie pour que Dieu fasse justice pour elle. Que les organisations des droits de l’homme interviennent en sa faveur pour qu’elle puisse de nouveau jouir de tous ses droits en tant que journaliste professionnel !
    AD

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  • Bonjour,

    Nous comprenons fort bien l’inquiétude du père de Catherine Boudet.
    Néanmoins il convient de relativiser les atteintes au droit de la presse dont il fait état : profitant de sa connaissance de la presse mauricienne, Catherine Boudet s’est livrée à une diffamation publique contre un expert et compatriote, qui a été rapidement blanchi de tous soupçons.
    Jetez donc un oeil au site laffaireboudet.com avant de prendre trop vite parti et de risquer de vous fourvoyer à défendre une cause douteuse.

    Bien à vous,

    La rédaction de laffaireboudet.com

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    • Serge Boudet
      @ La rédaction de laffaireboudet.com
      Alors que j’interviens pour dénoncer les dysfonctionnements du système policier et du système judiciaire à l’île Maurice, vous n’hésitez pas à intervenir sur le fond d’une procédure en cours en portant des accusations qui constituent une grave atteinte à la présomption d’innocence de Catherine Boudet.

      Je m’étonne que vous interveniez de manière anonyme, sans vous identifier nommément, en signant courageusement « la rédaction de » votre site web. Auriez-vous honte de votre propre (si on peut dire !) site !

      Je m’étonne que vous preniez fait et cause pour le seul et unique contributeur à votre site, contributeur qui choisit de se manifester en compilant de manière obsessionnelle des informations, réelles ou supposées, tronquées ou réinterprétées, ou déformées qui portent atteinte à la réputation d’un certain nombre de personnes.

      Depuis de nombreux mois, votre site participe à une campagne de harcèlement sur le web et par mails !

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  • Nous avons décidé d’arrêter de publier les réponses sur ce sujet, pour éviter tout abus.
    Le rôle de notre site a été de relayer cette information et nous refusons d’être instrumentalisé dans cette affaire complexe, qui sera tranchée par la justice de l’île Maurice.

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